Le principe de la fondation n’est pas nouveau. Le fait qu’un certain investissement financier soit nécessaire pour étudier et avoir une chance de réussir en art, n’est pas nouveau non plus.
Ce problème financier, sujet pourtant éloigné de l’idéal artistique, infirme trop souvent le développement optimal de jeunes musiciens en attente d’une chance.

Les temps sont révolus, où il suffisait d’être talentueux pour être reconnu et aidé. Aujourd’hui, talent, qualités, travail ne suffisent plus : sans possibilités financières exceptionnelles, les chances de faire évoluer ces qualités, de pouvoir faire ses preuves devant un public, sont quasiment réduites à néant.
De nombreuses fondations prestigieuses existent, prenant en charge des artistes. Mais leur prestige suppose justement d’être inclus déjà dans un certain sérail relationnel pour y accéder. La dictature médiatique fait le reste.
Nous sont proposés des « produits » formatés, qui amènent le grand public à consommer sans discernement une musique d’où sont exclus individualité, différence et parfois même talent ou capacités réelles, afin de garantir le profit à grande échelle.
Ainsi restent sur le bord de la route de beaux artistes en devenir, au futur tronqué pour des raisons d’argent et d’individualité inadaptée à la médiamétrie.


Le but de l'association Esperus Art Fund est de se concentrer exactement sur quelques-uns de ces jeunes inconnus. Axée principalement sur la musique mais ouverte à toutes formes d’art, l’Esperus Art Fund veut s’occuper des « premières dépenses » nécessaires à un jeune artiste pour se faire connaître, et aider à la promotion de ceux « prêts » à être lancés. La mise en œuvre de ce projet, qui se veut leur faciliter un peu le quotidien en participant aux  frais d’études, de logement, d’administration et de promotion, est d’une importance extrême pour un futur meilleur. Parce que le coût de la vie augmente toujours plus mais que gagner sa vie devient de plus en plus délicat. Parce que le monde, qui ne pourrait pourtant pas exister sans art, malmène souvent les jeunes artistes en devenir. Parce que l’on oublie souvent que le concept de l’artiste pauvre, torturé et génial a évolué, comme tout, et qu’aujourd’hui cette condition n’est plus que synonyme d’oubli.

Un certain esprit d’utopie, outre une notion d’aventure indéniable, ont été des motivations déterminantes dans le choix de cette création.
Fondée en 2016 par Louise Chisson et Tamara Atschba, soutenue par l'association ABC Musique,  L'Esperus Art Fund veut prendre vie, afin que des jeunes au grand potentiel aient une chance de faire leurs preuves et de nous dire les belles choses qu’ils ont, chacun différemment, à raconter à travers leur talent.

“Performances brillantes, inspirées, une conception séduisante. Une pianiste d’une extraordinaire sensibilité”   - BBC Music Magasine

 

Tamara Atschba est née dans une famille de chanteurs à Tbilisi en Géorgie. A l’âge de quatre ans, sa mère, Professeur S. Egorova, et Professeur L.Nikabadze lui donnent ses premiers cours de piano et de composition. Elle est très vite lauréate de nombreux concours  dont, le Concours D.Kabalevski, le Caucasian Piano Competition for Young Interprets, le Concours de la Philharmonie de Tbilisi et le Concours National de Composition de Géorgie. Ces prix lui donnent la possibilité de se produire régulièrement avec la Georgian National Philharmonie. Elle continue ses études au SarajishviliTbilisi State Conservatoire dans les classes des professeurs E.Russischvili et L.Bakradze et est diplômée quatre fois, en piano, musique de chambre, accompagnement et pédagogie.

Sa forte personnalité musicale ainsi que la grande qualité de son jeu et les couleurs particulières de son son furent remarquées par de grands musiciens tels que Yehudi Menuhin, ZubinMetha (« Un son d’une grande beauté et d’une grande puissance »), Vladimir Ashkenazy (« un jeu magnifique »), Claudio Abbado, Wolfgang Marschner et Ivry Gitlis (« une grande musicienne ! »). De nombreux concerts et enregistrements au Wiener Konzerthaus, the Vienna Radio House ORF, la BösendorferSaal à Vienne, le Benedetti Michelangeli Hall en Italie, la Grande Salle du Conservatoire Liszt à Budapest, le Kaufmann Hall à New York, le Rose Theater Hall à Fuji au Japon, contribuent à bâtir sa réputation d’excellente pianiste. Elle se produit en concert à travers le monde où public et critiques n’ont de cesse de louer la musicalité et l’esthétisme de son jeu.

 

Depuis 1995, Tamara Atschba enseigne à l’Université de Vienne. Elle est partenaire de longue date de la grande violoniste russe  Dora Schwarzberg  ainsi que de Günter Pichler (premier violon du quatuor Alban Berg) qui la décrit comme étant „un coach et une partenaire exceptionnelle pour le répertoire de musique de chambre" .  En 2012, elle est nommée professeur  au Prayner Konservatorium de Vienne et y affirme de remarquables qualités de pédagogue.  En 2015 elle devient membre  de l‘International Academy of Performing Arts and Sciences, et en 2016, elle  est co-fondatrice de l’Esperus Art Foundation et de l’Académie de Musique à Monpazier, France. Elle donne également régulièrement des masterclasses en Autriche et à l’étranger ( Corée, Japon, Turquie ).

Tamara Atschba se produit  en duo depuis plusieurs années avec la violoniste Louise Chisson avec qui elle enregistre un premier disque consacré aux sonates de Janacek, Prokofiev et Poulenc, puis un suivant, "1914", sur lequel elle offre notamment une interprétation très remarquée des Préludes et du Quintette pour piano et quatuor à cordes de Louis Vierne.

Un « talent rare », une « grande maîtrise technique » et « surtout une profonde et remarquable personnalité musicale. », ainsi Dora Schwarzberg évoque-t-elle la violoniste Louise Chisson qui s’est affirmée aux fils des ans comme une artiste originale, aux multiples facettes, aussi à l’aise dans le répertoire classique et romantique que particulièrement passionnée par la musique du XXème siècle et celle de son temps.

Très tôt habituée à la scène, Louise se distingue par ses choix audacieux et sa grande maîtrise technique lors de prestations solistes avec l’intégrale des 24 Caprices de Paganini, les Sonates pour violon seul d’Ysaye, de Bach et de Prokofiev. La musique de chambre tient également une place importante dans sa vie musicale. Le choix de ses programmes et la qualité de ses interprétations, soulèvent toujours l’enthousiasme du public. Elle se produit régulièrement en duo avec la pianiste géorgienne Tamara Atschba.  Leur premier enregistrement (Gramola), consacré aux sonates de Janacek, Prokofiev et Poulenc, reçoit les éloges de la presse internationale, reçoit 4 Diapasons et est élu avec sept autres enregistrements internationaux Meilleur album de l’année 2013 (Best Classical Music Album of 2013) par le site américain Artistxite. Un nouveau CD «1914», dédié aux compositeurs Charles Koechlin et Louis Vierne, est classé ***** par le BBC Music Magazine.

Par ailleurs, Louise devient en 2013 premier violon de l’Ensemble Lux, quatuor à cordes se consacrant au répertoire moderne et contemporain.

Née à Bordeaux, Louise Chisson est formée depuis l’âge de trois ans jusqu’à son baccalauréat par Robert Papavrami, père du violoniste Tedi Papavrami. A dix-sept ans elle intègre la classe de Dora Schwarzberg,à l’Universität für Musik und Darstellende Kunst de Vienne (Autriche), dont elle sort diplômée à l’unanimité avec félicitations du jury en 2013. Elle obtient par ailleurs le Prix d’Honneur de l’Université de Vienne pour l’ensemble de ses études. Elle est depuis la rentrée 2015 professeur au Conservatoire Prayner de Vienne.

Louise ayant grandi avec le festival créé par ses parents en 1988, elle suit leurs traces et fonde en 2016 avec Tamara Atschba l'association Esperus Art Fund.

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